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20/12/2009

Identité nationale ! Rien de plus important ???

Il semblerait que toute l'habileté des politiciens réside dans leur capacité à nous manipuler en nous invitant à réfléchir sur des sujets susceptibles de nous diviser, pour détourner notre attention de nos vrais problèmes. Par exemple, notre pouvoir d'achat en berne, la pauvreté et la précarité, le manque de logements sociaux, banquiers irresponsables, patrons voyous, ou corruption, sujets susceptibles, eux, de nous rassembler (puisque sur ces sujets nous sommes quasiment tous d'accord, de l'extrême gauche à l'extrême droite).

 

Bien que ce ne soit pas le sujet que j'ai vraiment envie de traiter, notre très vénéré et très omniprésent Nicolas 1er insiste tellement sur notre identité nationale que je ne peux m'abstenir de dire ce que j'en pense.

 

Essayons d'abord de cerner ce qui forge notre identité nationale. Je ne pense pas que l'indenté nationale soit uniquement liée à notre histoire. Personnellement, mais ça n'engage que moi, je dirais que ce sont avant tout nos valeurs. Alors, quelles sont-elles ces valeurs ? Je pense qu'un moyen de s'en faire une idée est de consulter les médias (télé, radio, presse écrite) qui sont sensés être le reflet des sujets qui nous intéressent.

 

Personne ne relève rien d'anormal dans ce que je viens d'écrire ? Non, vraiment ? Alors, soit vous ne suivez pas, soit vous ne percevez pas clairement la façon dont fonctionne notre société. Non, bien sûr, en réalité les médias sont avant tout conçus pour nous conditionner à ce que doivent être nos sujets d'intérêts (pour que nous ne soyons pas trop tentés de nous intéresser aux sujets réellement importants).

 

Ceci étant précisé, voyons maintenant les faits marquants à la une des journaux du mois de novembre. Il y a eu une journée mondiale de la faim qui aurait permis à ceux qui l'ignoraient encore de découvrir que, outre les 9.000.000 de personnes qui chaque année meurent de faim dans le monde (dont 1 enfant toutes les 5 secondes), 1 milliard d'autres souffrent de malnutrition (dont tout de même 2.000.000 en France, pourtant considérée comme pays "riche" ???) On aurait pu penser que ce sujet mériterait la une des journaux ? Eh bien non, tout au plus quelques secondes en fin de journal télévisé (quelque soit la chaine).

 

Non, la une des journaux (et de quantité d'autres émissions), pendant plusieurs semaines a été consacrée exclusivement à une main d'un joueur de foot qui a permis à l'équipe de France de battre l'Irlande. Pas un homme politique (ou si peu), pourtant bien silencieux sur le sujet de la faim dans le monde, qui n'ait jugé nécessaire d'y aller de son petit commentaire.

 

Je n'insisterai pas sur le sujet du foot, car s'il y a une chose dont je me fous complètement, c'est bien celle-ci. Il y a tant de vrais sujets de préoccupation, d'inquiétude, d'angoisse même pour certains, que s'attarder à de telles futilités me semble tout simplement une perte de temps. Mais si c'est là notre hiérarchie des valeurs, alors cette identité nationale dont on nous parle tant, je ne suis pas convaincu qu'il y ait de quoi en être vraiment fier.

 

Le véritable sujet de mon article, c'est plutôt le racisme qui couve sous ce débat de l'identité nationale, comme la braise couve sous la cendre, risquant à tout moment de raviver l'incendie. Car ne nous y trompons pas, le racisme n'est pas l'apanage de la Suisse. Les réactions que j'ai entendues, suite à l'affaire du référendum sur les minarets en Suisse en sont assez révélatrices.

 

Alors, pourquoi ce racisme ? Eh bien, c'est évident, suis-je bête, c'est bien connu que lorsque ça va mal, c'est forcément de la faute des maghrébins et noirs (qu'ils aient la nationalité française ou soient simples résidents, en situation régulière ou irrégulière).

 

N'est-il pas évident que ce sont tous des fainéants qui sont toujours au chômage ? En plus, est-ce que ce n'est pas parce qu'ils acceptent de travailler pour des salaires moindres qu'ils nous piquent nos emplois ? Tout le monde sait ça, non ?

 

Vous ne trouvez rien de paradoxal dans ce genre d'affirmations ? Moi, si, comment peut-on être à la fois un fainéant perpétuellement au chômage et en même temps nous piquer nos emplois. S'il vous plait, les gars d'extrême droite, expliquez moi, je suis tellement idiot que je n'arrive pas à comprendre…

 

Bon, ne réfléchissons pas trop et essayons de voir plus loin. Il y a au moins un point sur lequel je pense que même les gens d'extrême droite seront d'accord, c'est que si les choses vont mal, c'est aussi parce que les sociétés délocalisent à l'étranger, que les actionnaires veulent toujours plus de profit en rognant sur nos emplois et salaires et que les banques font n'importe quoi, sachant parfaitement que l'État (donc nous) n'aura d'autre choix que de les renflouer en cas de problème.

 

Sachant cela et conscient que les responsables de nos misères sont les français d'origine étrangère et étrangers résidant en France, on ne peut qu'en déduire que les actionnaires, PDG de multinationales et banquiers sont forcément tous des maghrébins et noirs des cités dites "'sensibles" du 93 et d'ailleurs ! CQFD

 

Non ? Vous ne semblez pas convaincus ? Pourtant ma démonstration n'est-elle pas d'une logique implacable ? Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression d'avoir dis des sottises quelque part. Pourtant, pour ceux qui défendent ces thèses, c'est tellement plus commode de s'en prendre à des gens plus faibles qu'aux vrais responsables de nos malheurs, auxquels ils n'auraient pas le courage de s'attaquer.

 

Savez-vous ce qui me désole le plus en terminant cet article ? C'est que ceux qui le liront ne sont précisément pas ceux qui gagneraient à le lire, si tant est que ces derniers soient capables de se remettre en question et de réfléchir à la stupidité des thèses qu'on leur a enfoncé dans le crâne.

 

B. GONEL

23:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2009

Des résultats bien navrants aux élections européennes

Voilà, c'est fait, les élections européennes sont passées et je trouve les résultats tout à fait consternants. En France, la droite aux couleurs de l'UMP a gagné avec un score de 27,8% et pavoise. Il n'y a pourtant pas de quoi, car l'abstention record a atteint cette fois environ 60%. Les votes exprimés n'étaient donc que d'environ 40% des électeurs et de ce fait, le score de la majorité n'est que de 27,8% de ces 40% (donc seulement environ 11% de la population), soit une infime minorité. De quoi, à mon avis se sentir ridicule plutôt que de pavoiser. Le seul aspect positif de ces élections est donc à mes yeux la percée des écolos (j'ai voté Europe Écologie), avec 16,28% des voix.

 

J'ai vraiment bien du mal à comprendre que le vainqueur d'élections puisse être un parti actuellement au gouvernement dont, pourtant (selon un récent sondage BVA pour France Info), 61% des personnes interrogées jugent mauvaise la politique économique (politique en tous points semblable à celle de l'Union Européenne). Tiens au fait, 61%, c'est environ le taux des abstentions. Peut-on en déduire que les mécontents sont précisément ceux qui s'abstiennent ? Pour ma part, je pense que oui, du moins en grande partie. Je peux les comprendre, car comme eux, je n'ai plus aucune confiance dans le monde politique qui ne sait que promettre d'améliorer notre quotidien et jamais ne tient ses promesses. Il n'y a pas si longtemps, je faisais partie de ceux qui pensaient que mieux valait carrément s'abstenir plutôt que voter pour des candidats qui nous semblent non pas les meilleurs, mais seulement les "moins pires".

 

Ce qui m'a fait changer d'avis, ce sont les résultats de l'élection présidentielle. Car, comme le montrent aujourd'hui les résultats des européennes, j'ai pris enfin conscience que l'abstention profite le plus souvent à la droite et aux extrêmes. Je pense donc maintenant, qu'à défaut d'avoir confiance dans nos politiciens, plutôt que de s'abstenir mieux vaut quand même voter pour des partis dont on aurait pu craindre qu'ils n'aient aucune chance (mais qui au moins ont à cœur de protéger la planète). Rien ne peut en effet avoir de pires conséquences sur les résultats que l'abstention, comme on vient de le voir. Que puisse remporter des élections, un parti dont 61% des citoyens se disent mécontents est tout simplement une aberration !

 

Mais qui sont-ils ces abstentionnistes et surtout pourquoi s'abstiennent-ils ? À défaut de statistiques sur le sujet, je ne peux m'appuyer que sur mes différentes conversations avec mon entourage et sur mes divers blogs. Sur cette base, je classerais les abstentionnistes en cinq grandes catégories. Dans une première catégorie, je classerais ceux, une infime minorité (moins de 5%), que je qualifierais d'insouciants et qui ne s'intéressent bien souvent à rien d'autre qu'eux-mêmes. Dans une seconde catégorie (probablement aux environs de 25%), je classerais ceux qui considèrent que voter ne sert à rien, puisque, quelque soit le parti gagnant, ce sont toujours les mêmes qui se rempliront les poches et les autres qui devront "ramer" pour boucler les fins de mois. Même si je peux comprendre les motivations des seconds, il semble malheureusement qu'on ne puisse espérer un changement de comportement de la part de ceux qui appartiennent à ces deux premières catégories.

 

Ce sont donc les catégories suivantes qui, d'après moi, pourraient permettre de profonds changements s'ils se mobilisaient. Selon mon estimation, ces trois dernières catégories représenteraient environ 70% des abstentionnistes, répartis de façon à peu près égale entre chacune des catégories. Dans la troisième catégorie, je classerais ceux qui votaient autrefois pour le PS, mais qui sont aujourd'hui écœurés par ces incessantes guerres des chefs (plus qu'idéologiques), qui considèrent que ce parti a renié ses valeurs et n'a plus aujourd'hui de gauche que le nom. Dans la quatrième catégorie, je classerais ceux qui voteraient volontiers pour des "petits" partis, mais qui considèrent que, ceux-ci n'ayant aucune chance sérieuse, mieux vaut s'abstenir. Ceux-là espèrent voir aboutir un jour une union des petits partis (allant des écologistes au NPA, en passant par le nouveau Parti de Gauche, le PC et autres), mais ils se sont lassés face à l'impossibilité de trouver des accords, chacun des dirigeants voulant, là aussi, tirer la couverture à lui. Dans la cinquième catégorie, il y a enfin ceux qui ont perdu toute confiance dans les politiciens ne se décideront à reprendre le chemin des urnes que lorsque un paysage politique entièrement nouveau et assainit pourra s'imposer, laissant la place à des citoyens ordinaires, des gens du peuple comme vous et moi et surtout n'appartenant pas au monde politique que nous avons connu jusqu'à maintenant..

 

Au sein de ces trois dernières catégories est en train de germer une idée nouvelle, porteuse d'un espoir, que je partage. C'est donc à eux que s'adressera mon prochain article qui traitera de cette attente des citoyens ordinaires de la "France d'en bas" et des moyens d'y parvenir.

 

 

B. GONEL

 

16/05/2009

L'indifférence des représentants syndicaux envers les retraités

Je suis, en ce moment, particulièrement remonté contre les syndicats. Bien sûr, ce qui me scandalise, ce n'est pas qu'ils demandent des mesures pour préserver l'emploi et augmenter le pouvoir d'achat. Ça, ça me semble pleinement justifié. Mais quand ils parlent pouvoir d'achat, on ne les entend toujours parler que des seuls salaires. Comme d'habitude, pas un mot sur les ridicules petites retraites (et là, je ne parle pas uniquement du "minimum vieillesse").

 

Récemment, j'entendais un leader syndical demander comment on peut vivre à moins de 1200 euros par mois. Eh bien, puisqu'il semble préoccupé par le sujet, j'aimerais qu'il me dise ce qu'il pense de devoir vivre avec moins de 850 euros par mois (c'est ce que j'ai pour vivre), ou encore mieux, avec moins de 500 euros par mois (c'est le chiffre autour duquel tournent les minimas sociaux). Pourtant, on ne les entend formuler aucune revendication en faveur de ceux qui doivent vivre, ou plutôt survivre, avec des revenus aussi ridicules que scandaleux !!!

 

Que ce gouvernement et ce président soient indifférents au sort des plus pauvres n'a rien de très surprenant. Depuis toujours, on voit bien que la droite semble n'avoir d'autre ambition que de servir fidèlement le MEDEF. Que les partis de gauche ne s'expriment pas d'avantage sur ce point est déjà plus troublant. Mais alors, que les syndicats restent silencieux sur le sujet, c'est tout simplement ignoble !!!

 

Toute ma vie, j'ai été militant et au syndicat, on m'a beaucoup parlé solidarité. Je me suis donc battu pour défendre l'intérêt de tous. Mais si j'avais su qu'une fois à la retraite, cette solidarité, dont on m'avait tant parlé, je ne pourrai plus compter dessus, j'aurais économisé mes cotisations syndicales, mon temps et mon énergie.

 

La vraie solidarité, ce n'est pas défendre seulement telle ou telle catégorie, c'est défendre l'intérêt général et c'est, par définition, basé sur la réciprocité. Donc, ou bien on demande l'augmentation du pouvoir d'achat pour tous (pour tous, messieurs les représentants syndicaux), ou bien, si on veut rester dans le catégoriel, la priorité des revendications doit bénéficier d'abord à ceux qui ont le moins (là, ce n'est même plus de moi dont je parle, mais des minimas sociaux qui en ont encore plus besoin). La solidarité, c'est ça et rien d'autre !!!

 

J'étais resté syndiqué après la retraite, mais là, complètement écœuré par le silence des syndicats, j'ai résilié mon adhésion et si d'autres retraités encore syndiqués me lisent, je les encourage à faire de même. En effet, à quoi bon continuer si les représentants syndicaux peuvent encore compter sur nous, alors que nous, visiblement, nous ne pouvons plus compter sur eux.

 

Au risque d'être déçu, je veux pourtant croire que, pour le défilé du 1er mai (dont on ne peut qu'espérer qu'il sera unitaire), on entendra enfin les représentants syndicaux s'exprimer sur tous les revenus inférieurs à 1000 euros par mois et notamment les petites retraites (et pas seulement le minimum vieillesse).

 

 

B. GONEL

 

 

Merci aux associations caritatives

 

En ces temps difficiles et compte-tenu du fait que la crise que nous traversons, loin de développer l'esprit de solidarité, semble au contraire renforcer le "chacun pour soi", je ne vois pas grand chose dans la vie sociale qui puisse motiver un coup de cœur. Du côté des acteurs économiques et du monde politique, c'est encore pire (au point que ça en devient honteux), mais ça, rien de changé, suis-je tenté de dire, nous y sommes depuis longtemps habitués.

 

Je voudrais quand même saluer les associations caritatives (et leurs bénévoles), notamment "Les Restos du Cœur" dont la campagne d'hiver vient de se terminer. Ils ont dû faire face à une demande record, dont tout laisse penser qu'elle risque d'être encore croissante l'hiver prochain. On peut d'ailleurs se demander s'ils pourront encore longtemps satisfaire une telle demande.

 

Un coup de chapeau également à Messieurs Augustin Legrand et Jean-Baptiste Eyrault, représentant  respectivement les associations "Les Enfants de Don Quichotte" et "Droit au Logement" qui ont été condamnées, fin 2008, pour avoir eu l'outrecuidance d'afficher la misère (de ceux que la société; préfèrerait oublier) et l'arrogance de dénoncer la carence des gouvernements successifs et l'indifférence du monde politique en général. Bravo messieurs les juges, quelle belle image de l'humanité qui anime l'institution que vous représentez ! Je suppose que ça ne vous aura pas coupé l'appétit en rentrant dans vos demeures douillettes ?

 

Oh, il est vrai que vous n'avez fait qu'appliquer la loi ! C'est bien ça d'ailleurs le plus honteux de l'histoire ! Car comment définir autrement des lois qui, d'un côté, condamnent ceux qui veulent aider leur prochain et d'un autre côté, permettent le plus légalement du monde à des banquiers de jouer et de perdre des fonds inimaginables qui ne leur appartiennent pas en propre, ou à des dirigeants d'entreprises de partir avec des primes scandaleuses après avoir quasiment détruit l'entreprise qu'ils dirigeaient ?

 

Il est vrai qu'eux ne troublent pas l'ordre public ni la circulation. Ils se contentent de ruiner le pays et d'envoyer au chômage, sans état d'âme ni remord, des millions de salariés, aussi simplement qu'on se débarrasserait d'un préservatif après usage (au fait, l'argent qui a servi à renflouer les banques, ça représenterait combien de logements sociaux ?). Oui, vraiment un bel exemple de justice et d'égalité !

 

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ !!! Vous qui faites les lois et vous qui les appliquez, rappelez-vous la devise de notre pays, car de plus en plus souvent, depuis quelques temps, chacun des mots qui la compose est bafoué et foulé aux pieds !!!

 

Heureusement qu'il existe encore des gens dévoués à leurs prochains (mais on ne peut que regretter qu'ils ne soient qu'une minorité), car c''est sur eux seuls que les plus démunis peuvent compter.

 

 

B. GONEL