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17/02/2011

BEN ALI, MOUBARAK… ET MAINTENANT, À QUI LE TOUR ?

Tunisie, et de UN. Égypte, et de DEUX. Peut-être bientôt l'Algérie et d'autres. Quelle leçon de courage nous donnent aujourd'hui ces populations. Félicitations à eux et merci pour ce message d'espoir qu'ils délivrent au monde entier !!!

 

Et nous, que faisons-nous pendant ce temps ? Nous ? Eh bien nous regardons à la télé Sarko se gargariser de ses propres paroles et nous gueulons mollement entre amis à l'heure de l'apéro. Oui, je sais, ici nous ne sommes pas en dictature me direz-vous. Mais chez nous aussi des gens ont de plus en plus de mal à seulement pouvoir se nourrir. Car ne l'oublions pas, c'est avant tout la faim qui a conduit à la révolte, pas seulement les privations de liberté.

 

En réalité, il existe un autre type de dictature, bien plus étendue, qui agit dans l'ombre, discrète et sournoise. Ben Ali et Moubarak (comme tant d'autres) n'en étaient que les marionnettes. La vraie dictature ne se limite pas à tel ou tel endroit du globe, elle est planétaire. Mais qui sont-ils ces dictateurs à cause desquels nous n'arrivons plus à nourrir nos familles ? Si on prend la peine d'observer comment fonctionne le monde, une seule réponse possible, les banquiers, les spéculateurs et les gros actionnaires des multinationales. Leurs palais ? Le G8, l'OMC, le FMI, l'OCDE, et autres.

 

Les uniformes noirs d'hier ont fait place aux costumes trois pièces de certains PDG de multinationales et banques, tout aussi cruels, dépourvus d'âme et de sens moral. Face à leur cupidité, le nombre des victimes (9.000.000 de morts par an, dus à la famine, dont 1 enfant toutes les 5 secondes) importe peu, ce ne sont pour eux que des "dommages collatéraux", rien de plus que quelques chiffres dans des statistiques qu'ils n'ont probablement même pas la curiosité de consulter.

 

Sur le plan des "performances", le nombre des victimes de ce capitalisme prédateur est sans commune mesure avec celui des victimes du nazisme ! Demandez donc à ceux qui mourront cette année s'ils pensent plus enviable de mourir de faim que gazés ! Quant à certains de nos politiciens qui courbent respectueusement l'échine devant la toute-puissance financière, ils sont au capitalisme (du moins cette forme de capitalisme effréné, sauvage, brutal et dépravé) rien de moins que ce qu'étaient les collabos au nazisme.

 

Aujourd'hui, pour en finir vraiment avec ce système complètement pourri, la révolution, ne peut plus être uniquement locale, elle doit être globale et planétaire ! Elle ne doit plus être orientée uniquement contre tel ou tel petit despote local, mais avant tout contre ceux par qui ils se laissent manipuler à l'échelon mondial.

 

B. GONEL

 

 

Le site Action Citoyens Solidaires :  http://acs.eg2.fr