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16/05/2009

L'indifférence des représentants syndicaux envers les retraités

Je suis, en ce moment, particulièrement remonté contre les syndicats. Bien sûr, ce qui me scandalise, ce n'est pas qu'ils demandent des mesures pour préserver l'emploi et augmenter le pouvoir d'achat. Ça, ça me semble pleinement justifié. Mais quand ils parlent pouvoir d'achat, on ne les entend toujours parler que des seuls salaires. Comme d'habitude, pas un mot sur les ridicules petites retraites (et là, je ne parle pas uniquement du "minimum vieillesse").

 

Récemment, j'entendais un leader syndical demander comment on peut vivre à moins de 1200 euros par mois. Eh bien, puisqu'il semble préoccupé par le sujet, j'aimerais qu'il me dise ce qu'il pense de devoir vivre avec moins de 850 euros par mois (c'est ce que j'ai pour vivre), ou encore mieux, avec moins de 500 euros par mois (c'est le chiffre autour duquel tournent les minimas sociaux). Pourtant, on ne les entend formuler aucune revendication en faveur de ceux qui doivent vivre, ou plutôt survivre, avec des revenus aussi ridicules que scandaleux !!!

 

Que ce gouvernement et ce président soient indifférents au sort des plus pauvres n'a rien de très surprenant. Depuis toujours, on voit bien que la droite semble n'avoir d'autre ambition que de servir fidèlement le MEDEF. Que les partis de gauche ne s'expriment pas d'avantage sur ce point est déjà plus troublant. Mais alors, que les syndicats restent silencieux sur le sujet, c'est tout simplement ignoble !!!

 

Toute ma vie, j'ai été militant et au syndicat, on m'a beaucoup parlé solidarité. Je me suis donc battu pour défendre l'intérêt de tous. Mais si j'avais su qu'une fois à la retraite, cette solidarité, dont on m'avait tant parlé, je ne pourrai plus compter dessus, j'aurais économisé mes cotisations syndicales, mon temps et mon énergie.

 

La vraie solidarité, ce n'est pas défendre seulement telle ou telle catégorie, c'est défendre l'intérêt général et c'est, par définition, basé sur la réciprocité. Donc, ou bien on demande l'augmentation du pouvoir d'achat pour tous (pour tous, messieurs les représentants syndicaux), ou bien, si on veut rester dans le catégoriel, la priorité des revendications doit bénéficier d'abord à ceux qui ont le moins (là, ce n'est même plus de moi dont je parle, mais des minimas sociaux qui en ont encore plus besoin). La solidarité, c'est ça et rien d'autre !!!

 

J'étais resté syndiqué après la retraite, mais là, complètement écœuré par le silence des syndicats, j'ai résilié mon adhésion et si d'autres retraités encore syndiqués me lisent, je les encourage à faire de même. En effet, à quoi bon continuer si les représentants syndicaux peuvent encore compter sur nous, alors que nous, visiblement, nous ne pouvons plus compter sur eux.

 

Au risque d'être déçu, je veux pourtant croire que, pour le défilé du 1er mai (dont on ne peut qu'espérer qu'il sera unitaire), on entendra enfin les représentants syndicaux s'exprimer sur tous les revenus inférieurs à 1000 euros par mois et notamment les petites retraites (et pas seulement le minimum vieillesse).

 

 

B. GONEL

 

 

Merci aux associations caritatives

 

En ces temps difficiles et compte-tenu du fait que la crise que nous traversons, loin de développer l'esprit de solidarité, semble au contraire renforcer le "chacun pour soi", je ne vois pas grand chose dans la vie sociale qui puisse motiver un coup de cœur. Du côté des acteurs économiques et du monde politique, c'est encore pire (au point que ça en devient honteux), mais ça, rien de changé, suis-je tenté de dire, nous y sommes depuis longtemps habitués.

 

Je voudrais quand même saluer les associations caritatives (et leurs bénévoles), notamment "Les Restos du Cœur" dont la campagne d'hiver vient de se terminer. Ils ont dû faire face à une demande record, dont tout laisse penser qu'elle risque d'être encore croissante l'hiver prochain. On peut d'ailleurs se demander s'ils pourront encore longtemps satisfaire une telle demande.

 

Un coup de chapeau également à Messieurs Augustin Legrand et Jean-Baptiste Eyrault, représentant  respectivement les associations "Les Enfants de Don Quichotte" et "Droit au Logement" qui ont été condamnées, fin 2008, pour avoir eu l'outrecuidance d'afficher la misère (de ceux que la société; préfèrerait oublier) et l'arrogance de dénoncer la carence des gouvernements successifs et l'indifférence du monde politique en général. Bravo messieurs les juges, quelle belle image de l'humanité qui anime l'institution que vous représentez ! Je suppose que ça ne vous aura pas coupé l'appétit en rentrant dans vos demeures douillettes ?

 

Oh, il est vrai que vous n'avez fait qu'appliquer la loi ! C'est bien ça d'ailleurs le plus honteux de l'histoire ! Car comment définir autrement des lois qui, d'un côté, condamnent ceux qui veulent aider leur prochain et d'un autre côté, permettent le plus légalement du monde à des banquiers de jouer et de perdre des fonds inimaginables qui ne leur appartiennent pas en propre, ou à des dirigeants d'entreprises de partir avec des primes scandaleuses après avoir quasiment détruit l'entreprise qu'ils dirigeaient ?

 

Il est vrai qu'eux ne troublent pas l'ordre public ni la circulation. Ils se contentent de ruiner le pays et d'envoyer au chômage, sans état d'âme ni remord, des millions de salariés, aussi simplement qu'on se débarrasserait d'un préservatif après usage (au fait, l'argent qui a servi à renflouer les banques, ça représenterait combien de logements sociaux ?). Oui, vraiment un bel exemple de justice et d'égalité !

 

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ !!! Vous qui faites les lois et vous qui les appliquez, rappelez-vous la devise de notre pays, car de plus en plus souvent, depuis quelques temps, chacun des mots qui la compose est bafoué et foulé aux pieds !!!

 

Heureusement qu'il existe encore des gens dévoués à leurs prochains (mais on ne peut que regretter qu'ils ne soient qu'une minorité), car c''est sur eux seuls que les plus démunis peuvent compter.

 

 

B. GONEL